Le Cybercarnet du C@HM Centre d'apprentissage du Haut-Madawaska

Apprendre pour la vie!

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Catégorie : Pédagogie

  • 28 novembre 2005

    Pourquoi le team-teaching au CAHM ?

    Pourquoi pas ? Les enseignants cherchent constamment des moyens pour améliorer les apprentissages des élèves. Ainsi, essayer de nouvelles approches pour organiser différemment les salles de classes permet de trouver des façons intéressantes pour se doter de ressources supplémentaires sans occasionner de coûts et sans enlever des acquis. Au CAHM, 3 projets de team-teaching sont présentement en marche :

    - Les élèves de sixième année (40 élèves, 5 enseignants participants)
    - Les élèves de cinquième année (33 élèves, 2 enseignantes
    participantes)
    - Les élèves de septième année en science (34 élèves, 2 enseignants
    participants)

    C’est ainsi que les enseignants ont choisi de se regrouper et d’organiser leur classe sous forme de communauté d’apprentissages. Le but principal est de maximiser les apprentissages des élèves tout en créant une atmosphère propice à l’échange dans un milieu organisé, structuré et fonctionnel.

    Les besoins des élèves en salle de classe sont de plus en plus différents et les enseignants ont à concilier avec les connaissances inégales de chacun. Nous réalisons que nous devons reconnaître ces différences afin d’obtenir le maximum pour chaque enfant. Il faut donc développer des stratégies qui permettent de respecter leur rythme et dans leur manière particulière d’exprimer sa pensée, ses sentiments et ses émotions. Pour les enseignants, le contexte de team-teaching leur donne la chance de s’entourer de collègues pour échanger sur ses pratiques pédagogiques et pour bâtir un réseau de support à l’intérieur même de l’école. Les enseignants s’enrichissent au contact de ses pairs grâce au questionnement, au partage des ressources et à l’organisation du travail entre les membres d’une même équipe.

    Selon Mme Lisette Banville;
    « Le team-teaching favorise l'amélioration des apprentissages des élèves, la communication et le support entre les enseignants concernés. Le travail d'équipe est mis en valeur. Nous devons travailler sur la même longueur d'ondes pour donner le maximum aux élèves.

    En étant deux professeurs en permanence en classe, plusieurs possibilités s'offrent à nous. On peut diviser la classe en groupe de travail forçant les plus forts à se dépasser tout en accommodant les plus faibles dans leur cheminement.

    Les élèves dérangeants sont scrutés à la loupe et sont pris en charge plus vite. L'enseignant responsable de la matière à enseigner ne perd pas de temps à régler des conflits, à répondre à la porte, à parler à un élève en particulier, à ramasser des devoirs, à passer des feuilles, à écrire des notes dans les agendas, etc... Tout se fait par l’enseignant coopérant qui assiste continuellement et efficacement. »

    De son côté, Mme Mylaine Bouchard explique que « Personnellement, ce que j’aime du Team teaching, c’est qu’il est beaucoup plus facile de prendre soin de l’affectif de chaque enfant. Chaque élève présente des besoins différents, étant deux enseignants(es) on peut se permettre de les écouter afin qu’ils puissent par la suite mieux apprendre. Le Team teaching réduit également le nombre de leçons à préparer pour une enseignante, donc elle peut passer plus de temps avec ses élèves.

    En 5e année, la façon dont nous fonctionnons présentement, c’est que chacune des enseignantes est responsable de préparer sa matière, permettant à l’autre d’être plus près des élèves. Nous sommes deux adultes à répondre aux questions des élèves, les deux groupes reçoivent la même information au même moment, nous sommes deux à veiller à leurs apprentissages et à pouvoir leur donner des explications supplémentaires. À deux, la gestion de classe est également plus facile. Par exemple, si une chicane s’est produite à la récréation, l’une peut s’occuper de régler la situation pendant que l’autre continue l’enseignement avec le reste du groupe. Aussi, une enseignante peut prendre un petit groupe d’élèves et faire une clinique de rattrapage avec eux, pendant que l’autre enseignante continue l’enseignement avec le reste du groupe. »

    En terminant, certains élèves résume ainsi leur expérience ; « on ne peut pas faire tout ce qu’on veut parce qu’il y a toujours une maîtresse qui nous voit faire. C’est plaisant que ce ne soit pas toujours la même personne qui enseigne. Je n’aimerais pas ça qu’on divise la classe en deux. Moi j’aime ça quand on va travailler en petits groupes en arrière de la classe. »

    Pas de doute que l'expérience suscite beaucoup d'enthousiasme chez le personnel enseignant et chez les élèves. Il faudra se donner du temps pour mesurer tous les avantages de cette approche. Nous tentons de finaliser les détails pour une visite dans la région de Québec afin de rencontrer et d'échanger avec d'autres enseignants qui vivent la même expérience.

    À suivre...

    Roberto Gauvin
    Directeur

    Par M. R. Gauvin à 02 h 11  |  2 commentaires  |  Pédagogie

  • 1 novembre 2005

    Plans d'étude du CAHM disponibles en ligne

    Il y a des moments où on est bien fier de son équipe! La publication des plans d'étude en est un. Depuis le début de la présente année scolaire, plusieurs personnes sont impliquées à la rédaction des plans d'étude pour les élèves de la maternelle à la 8e année au CAHM.

    Vous trouverez dans le site suivant, les plans d'étude pour les élèves qui fréquentent le Centre d'apprentissage du Haut-Madawaska en parallèle avec les programmes d'étude du Ministère de l'éducation du Nouveau-Brunswick. Ces plans ont été complétés par le personnel enseignant et seront révisés annuellement.

    Avec la publication du Plan d'apprentissage de qualité de la province du Nouveau-Brunswick, nous avons inclus dans notre plan annuel l'objectif de trouver des moyens pour améliorer et maximiser les apprentissages des élèves. Selon ce plan, un enseignant doit :

    * avoir des objectifs élevés pour lui-même, chaque élève et toute l’école;

    * enseigner les programmes d’études prescrits, déterminer et mettre en œuvre des stratégies d’apprentissage et d’évaluation afin d’aider les élèves à obtenir les résultats scolaires souhaités;

    * maintenir à jour ses compétences professionnelles;

    * maintenir des climats d’apprentissage sécuritaires, ouverts et efficaces dans lesquels chacun est motivé à donner le meilleur de soi-même.

    La publication des plans d'étude des élèves est donc un premier pas pour identifier ce que les élèves apprennent en français, mathématiques et en sciences aux niveaux de la maternelle à la huitième année.

    Bravo à toute l'équipe...Félicitations pour votre beau travail !!!

    Je suis vraiment fìer d'appartenir à la communauté éducative du CAHM !!!

    Roberto Gauvin
    Directeur

    Par M. R. Gauvin à 08 h 11  |  2 commentaires  |  Pédagogie

  • 30 novembre 2004

    Les intelligences multiples

    Cette semaine, je prends quelques instants pour vous écrire au sujet des intelligences multiples. Dans notre tâche d’enseignant(e) nous avons à faire face à différents rythmes et styles d’apprentissage mais aux aussi à des élèves qui apprennent de façons différentes. C'est pour cette raison qu’il faut varier notre enseignement afin de répondre aux différents besoins.

    En 1983, Monsieur Howard Gardner, de l’université de Harvard, provoqua une révolution dans l’enseignement en énonçant sa théorie des intelligences multiples. Voici un bref résumé sur ces 8 formes d’intelligence. Plusieurs activités réalisables pour satisfaire ces intelligences se retrouvent sur ce site (pdf)

    L’intelligence verbale / linguistique : C’est une forme d’intelligence qui est souvent sollicité dans nos écoles. On demande à l’élève de mettre en mots sa pensée. Les élèves ayant une prédominance de cette forme d’intelligence ont une capacité de s’exprimer dans diverses situations. Ils aiment informer, lire, écrire et tout ce qui touche à la linguistique.
    Plus tard, ils seront : des écrivains, des poètes, des personnes politiques, des journalistes, …

    L'intelligence musicale / rythmique : Les personnes ayant cette prédominance sont des personnes qui ont la capacité d’apprendre en suivant des rythmes musicaux. Ils réagissent rapidement aux apprentissages qui offrent un environnement musical. Ces élèves sont sensibles au pouvoir de la musique sur les émotions.
    Plus tard, ils seront des musiciens, des chanteurs, des techniciens de son, des poètes,…

    L’intelligence interpersonnelle : On y retrouve ici les élèves qui aiment travailler en relation avec les autres. Ces personnes aiment le partage des connaissances, la résolution de conflits. Ils ont besoin de communiquer avec les autres.
    Plus tard, ils seront : des enseignants, des formateurs, des conseillers, des vendeurs,…

    L'intelligence corporelle / kinesthésique : C’est une forme d’intelligence qui se retrouve chez les élèves qui ont besoin de manipuler, de bouger et de s’exprimer avec le corps. Les expériences qui permettent de bouger sont facilement comprises et acquises par ces élèves.
    Plus tard, ils seront :des danseurs, des athlètes, des artisans, des mécaniciens,…

    L'intelligence visuelle / spatiale : Cette forme d’intelligence fait appel au monde visuel en trois dimensions. Les élèves ayant une prédominance en ce sens ont un bon sens de l’orientation et cheminent bien avec des diagrammes, des réseaux conceptuels, des cartes et ils ont besoin de dessins pour bien comprendre.
    Plus tard, ils seront : des architectes, des peintres, des metteurs en scènes, des paysagistes,…

    L'intelligence mathématique / logique : On reconnaît cette forme d’intelligence chez les élèves qui aiment calculer, compter, le raisonnement logique et l’organisation. Ces élèves ont besoin de vivre des situations où ils peuvent résoudre des situations qui font appel à la logique.
    Plus tard, ils seront : des mathématiciens, des ingénieurs, des enquêteurs, des scientifiques,…

    L'intelligence intrapersonnelle : Cette forme d’intelligence révèle des capacité chez l’élève à reconnaître, ses forces, ses faiblesses, ses valeurs et ses capacités. La personne se connaît et s’auto-évalue. Elle aime la solitude et est capable de se motiver personnellement.
    Plus tard, ils seront : des écrivains, des philosophes, des « sages »,…

    L'intelligence du naturaliste : (depuis 1996) Cette forme d’intelligence se retrouve chez des élèves qui cherchent à comprendre la nature et le fonctionnement du corps humain. Ces personnes s’intéressent à tout ce qui touche les facteurs sociaux, psychologiques et humains.
    Plus tard, ils seront : des biologistes, des psychologues, des sociologues, des astronomes,…

    C'est en connaissant nos élèves et en répondant à leurs besoins personnels que nous formerons les adultes de demain.

    Pour en savoir plus sur l’intelligence, voici des sites intéressants

    Les intelligences multiples

    Les intelligences multiples de Howard Gardner

    Pour une pédagogie de l’intelligence

    Brigitte Long
    Enseignante
    C@HM

    Par M. R. Gauvin à 21 h 11  |  1 commentaire  |  Pédagogie

  • 23 novembre 2004

    Les troubles de l'apprentissage

    Ma chronique-info de la semaine vise les troubles d’apprentissage. Ce billet vise à comprendre ces enfants ayant des troubles d’apprentissage que l’on retrouve dans nos classes. On dit que 10% de la population, soit un élève sur 10, éprouvent des troubles d’apprentissage à différents niveaux. Je concentrerai ce billet sur les enfants et non sur les personnes atteintes à l’âge adulte.

    Ces troubles d’apprentissage touchent généralement des élèves ayant un QI moyen ou supérieur à la moyenne. C’est un dysfonctionnement du système nerveux central qui provoque une carence au niveau du traitement de l’information. Seul un professionnel de la santé peut porter ce diagnostic.

    Certains types de troubles d’apprentissage se retrouvent chez des élèves hyperactifs mais on y retrouve aussi des élèves souffrant de dysphasie (s'applique au langage), dyslexie (à la lecture), dysgraphie (à l'écriture et au dessin), dyspraxie (aux gestes), dyscalculie (à l'apprentissage du calcul), dysorthographie (à l'apprentissage de l'orthographe).

    Les problèmes reliés aux troubles d’apprentissage sont multiples. Ils sont parfois isolés mais généralement on retrouve chez l’élève plusieurs de ces problématiques.

    - Problèmes visuels : traitement de l’information perçue par les yeux ( sans besoin de lunettes) - faible mémoire visuelle, inversion des lettres, difficultés orthographiques …
    - Problèmes auditifs : traitement de l’information que nous entendons – mémoire auditive, discrimination auditive, …
    - Problèmes moteurs : difficultés avec les fonctions motrices du corps tels que la coordination, la précision,…
    - Problèmes organisationnels : difficulté à s’organiser dans le temps, l’espace et les séquences.
    - Problèmes conceptuels : difficulté avec les concepts abstraits, le langage complexe, les conséquences, les relations avec les autres.

    On retrouve aussi certaines lacunes au niveau des capacités suivantes :
    - capacité d’écoute
    - capacité pour l’acceptation sociale
    - capacité de traiter la colère
    - capacité de traiter ses propres sentiments
    - capacité permettant de penser avant d’agir
    - capacité permettant d’accepter les conséquences
    - capacité de traiter les pressions des pairs
    - capacité pour améliorer l’image de soi
    - capacité permettant de régler des problèmes

    Les parents doivent être des soutiens actifs pour leur enfant ayant des troubles d’apprentissage mais nous, comme enseignant(e), devenons aussi des soutiens actifs. C’est un travail de tous les instants mais la communication, l’écoute et l’amour de nos élèves peut nous rendre la tâche moins difficile auprès de ces enfants ayant des troubles d’apprentissage.

    Pour informations supplémentaires

    Association canadienne des troubles d’apprentissage

    Association québecoise des troubles d’apprentissage

    Petit Monde

    Brigitte Long
    Enseignante
    C@HM

    Par M. R. Gauvin à 20 h 11  |  2 commentaires  |  Pédagogie

  • 10 juin 2004

    Le Cirque du Ciel arrive au C@HM !

    Dans le cadre du cours de sciences, les élèves de cinquième années (5A et 5B) ont présenté "Le Cirque du Ciel" aux élèves de la maternelles. L'objectif était de couvrir la section de science sur les projectiles. Les élèves se sont bien amusés et certains ont même gagné des prix. Plusieurs stations avec des jeux d'habiletés avec des projectiles avaient été préparées.

    Bravo aux élèves de 5A et 5B pour cette présentation et bravo aux enseignantes Mme. Brigitte et Mme Mylaine pour l'initiative !!!





    Par M. R. Gauvin à 12 h 06  |  6 commentaires  |  Pédagogie

  • 17 mai 2004

    Expérience unique pour Julie

    De beaux projets avec la venue au C@HM des cybercarnets. Je vous invite à visite le billet de Julie Caron élève en 7ième année de l’école. Son billet intitulé « Le Journal d’Arianne » démontre son appréciation du livre. Quelle ne fut pas sa surprise de constater que dans la partie des commentaires, un message de l’auteur du livre ; Michel Lavoie.

    La semaine passée en faisant une recherche sur Google, le billet de Julie venait en tête lorsqu’on inscrivait « Le journal d’Artianne ». Cela démontre la puissance de cet outil ainsi que sa versatilité. Tout d’un coup, un élève peut échanger de l’information avec d’autres personnes qui partagent leurs mêmes intérêts.

    Je vous dirige aussi vers un nouveau cybercarnet ou les élèves de l’école sont regroupés pour discuter du phénomène Harry Potter. La Société Harry Potter est un cyber-espace dans lequel on peut s’inscrire et publier des textes à l’intention de personnes qui ont un goût pour les livres de Rowling. Les possibilités de développement de ce genre de site est infinie. Des projets à l’intérieur de l’école et même avec des écoles de partout dans le monde est possible. Je suis chanceux de faire partie d’un groupe de professionnel intéressé par l’acquisition de nouvelles connaissances dans la pédagogie et du monde des technologies de l’information et des communications.

    Bonne continuation !!!

    Roberto Gauvin, Directeur

    Par M. R. Gauvin à 15 h 05  |  2 commentaires  |  Pédagogie

  • 26 avril 2004

    Tests PIRS

    La population canadienne s'interroge depuis longtemps sur l'efficacité avec laquelle les école répondent aux besoins des élèves et de la société. En 1991, les ministres de l'Éducation provinciaux et territoriaux, réunis au sein du Conseil des ministres de l'Éducation (Canada) (CMEC), ont accepté de mettre sur pied le Programme d'indicateurs du rendement scolaire (PIRS).

    Notre école a été choisie par le CMEC pour faire partie de l'échantillon provincial de cette évaluation en sciences. Un échantillon d'élèves de notre école qui ont 13 ans au 31 août 2003 ou 16 ans le 31 août participent à l'évaluation.

    Les élèves ont été choisis au hasard selon une formule établie par le CMEC. Dans notre école, un échantillon de 15 élèves participent à l'évaluation. Les élèves choisie participent à une épreuve écrite évaluant leurs connaissances des concepts scientifiques, de la nature des sciences, ainsi que des liens entre les sciences, la technologie et la société. Les évaluations ne seront pas portés au dossier scolaire des élèves.

    Les résultats de cette étude seront publiés en 2005. Les résultats seront compilés pour l'ensemble du pays ainsi que pour chaque province et territoire. Aucun résultat ne sera publié à l'échelle des districts scolaires, des écoles et des élèves.

    Danis Michaud, enseignante au C@HM

    Par M. R. Gauvin à 16 h 04  |  2 commentaires  |  Pédagogie

  • 20 avril 2004

    Écrire pour apprendre

    Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais lorsque j’ai commencé à faire du vélo, il y avait trois roues. Ensuite, j’ai eu un joli vélo de couleur argent avec deux petites roues à l'arrière pour me garder en équilibre. Je me suis plus tard élancé sur un vélo à deux roues. Je n’ai pas encore eu le courage d’essayer un unicycle.

    Dans ses ateliers, Yves Nadon utilisait l’analogie du vélo pour l’apprentissage de la lecture. Ainsi lorsqu’on enseigne à quelqu’un à faire du vélo, on doit d’abord lui expliquer ce qu’est un vélo, comment on en fait (on démontre) et ensuite on laisse la personne se pratiquer et s’améliorer. Dans l’apprentissage de la lecture, l’enseignant ne doit pas seulement faire lire ses élèves. Il doit, de plus, leur expliquer le vocabulaire, les pièges de la lecture et les rythmes de lecture. Il doit aussi démontrer son amour de la lecture.

    C’est la même chose en écriture. À quoi bon seulement écrire sans but et sans auditoire ? Ce que j’aime avec notre projet de cybercarnet, c’est qu’il sera plus facile pour les enseignants de rendre l’écriture et la lecture plus vivante. Les jeunes aiment bien voir instantanément ce qu’ils font. Aussi, ils aiment savoir qu’ils sont lus et appréciés. Ils aiment recevoir des commentaires et échanger des idées. C’est exactement le rôle des cybercarnets. Les démagogues diront que les textes des élèves sont bourrés de fautes… oui mais au moins ils écrivent ! Écrivez chers élèves…nous corrigerons ensemble nos fautes grammaticales et d’orthographes…les miennes commes les vôtres. Vous avez des choses à dire…écrivez-les…nous avons hâte de vous lire…souvent !

    Le projet des cybercarnets se veut un outil de développement de la langue et de la culture (Eh oui, on peut aussi se faire connaître). Nous voulons ainsi développer des réseaux de communautés d’apprenants qui s’échangeront de l’information sur des sujets communs. Notre mission d’école de responsabiliser les élèves face à leurs apprentissages n’aura jamais été mieux servie. Nous voulons aussi développer le portfolio électronique où les élèves pourront afficher des travaux scolaires pour démontrer leurs apprentissages. Ce qui est intéressant, c’est la possibilité de continuer d’années en années le portfolio électronique qui aura été développé initialement. Présentement, les élèves de la première année sont exposés au monde du cybercarnet. Des élèves de la troisième année auront sous peu leur propre cybercarnet. Bravo !!!

    Avec notre projet du Réseau des écoles innovatrices, nous voulions explorer le monde des portfolios électroniques. Jamais je n'aurais cru que cela se passerait aussi vite. Je suis choyé d’être appuyé par une équipe de professionnels qui ne compte plus les heures à développer de nouvelles connaissances dans le monde des TIC. Merci !!! J’ai bien hâte de voir les développements de ce projet. Déjà, il attire l’attention de plusieurs intervenants de l’éducation du Nouveau-Brunswick et d’ailleurs au pays. J’en suis fier et je crois que nous allons arriver à notre objectif ; faire en sorte que les TIC améliorent les apprentissages des élèves.

    Déjà nous avons eu à surmonter d’énormes difficultés ; vieillissement de l’équipement, le manque d’accessibilité, le manque de fonds, l’incompréhension de certaines personnes par rapport aux TIC, le manque de temps et la surcharge des programmes d’études. Les cybercarnets ne sont que des outils. Mais pour ceux qui l’utilisent de manière efficace, ils peuvent intéresser les élèves à se dépasser. En peu de temps nous avons parcouru une grande distance. Avec plus de temps, de moyens et de patience, il sera possible de développer un projet d’apprentissage par le cybercarnet où la communauté entière du Haut-Madawaska pourra être fière. En terminant, je vous invite à regarder le "Glossaire du carnetier" afin d'en connaître un peu plus au sujet des cybercarnets. Bien qu'un peu exhaustif, il saura vous informer sur le tout nouveau monde des cybercarnets.

    Bonne lecture et bonne chance dans vos nouvelles découvertes !!!

    Roberto Gauvin, directeur

    Par M. R. Gauvin à 17 h 04  |  4 commentaires  |  Pédagogie

  • 26 mars 2004

    Nos cybercarnets pour améliorer les apprentissages


    Depuis quelques semaines, nous avons à l'école un projet de cybercarnets. Pierre-Luc Long un élève de 7ième année de l'école, a trouvé un site gratuit de création de cybercarnets et depuis cet instant, bon nombre d'enseignant(e)s et d'élèves ont débuté leurs premiers pas en ce domaine. Récemment, un partenariat avec le Conseil National de Recherche du Canada et l'école nous permettait de mettre en ligne un système propre pour l'école. Ce changement était nécessaire pour que les élèves puissent utiliser les cybercarnets sans publicité et pour résoudre les problèmes d'utilisation.

    Maintenant que nous avons en place un tel système, quelle sera la prochaine étape ? Je m’aperçois que notre projet suscite beaucoup d'intérêt. Un peu partout en province, plusieurs personnes suivent de près les développements du projet. Certains élèves tiennent à jour leur cybercarnet et d'autres l'utilisent à la demande de leur enseignent(e). Ce qui me fascine de jour en jour, c'est la facilité qu'ont les élèves à s'impliquer dans un tel projet et leur intérêt à être publié et à recevoir des commentaires. Aussi pour pouvoir y arriver, les élèves doivent écrire. C’est là selon moi la magie des cybercarnets. On peut réussir à faire écrire les élèves sur une foule de sujets et encore plus, ajouter de la pertinence à ce qu’ils écrivent. Certains diront que certains textes sont bourrés de fautes. À ceux-là, je répondrai que ça tombe bien, nous sommes une école et travailler l’écrit est un de nos domaines. Il y a des outils qui peuvent aider les élèves à mieux écrire. Lorsqu’on les placent en situation d’écriture et qu’ils doivent utiliser ces outils, nous leur rendons un grand service. Ainsi à l’Institut St Joseph de la ville de Québec, une école privée avec des d’élèves de la 5ième à la 6ième année, un protocole de travail a été développé pour aider les élèves à mieux écrire. Aussi, il est possible pour les élèves d’écrire et de faire des commentaires sur la qualité des textes qu’ils ont lus. Les élèves qui le désirent peuvent ensuite retourner et apporter les corrections nécessaires à leur texte. Avez-vous déjà essayé de demander à des élèves d'apporter des corrections sur papier ?

    Ceux qui me connaissent savent que j’endosse facilement de tels projets. Un problème que nous rencontrons est la disponibilité de l’équipement. Lorsqu’on demande à beaucoup d’élèves de publier beaucoup de textes, il faut beaucoup d’ordinateurs. La salle informatique est utilisée à son maximum. Je ne vous cacherai pas que l’annonce récente dans les médias d’un projet pour que les élèves de la 7ieme année du N.-B. puissent avoir accès en tout temps à un ordinateur portable m’enchante au plus haut point.

    L’an dernier, j’ai eu la chance de faire partie d’une mission du Premier Ministre du Nouveau-Brunswick, pour me rendre à Augusta au Maine afin de voir de mes yeux deux écoles où tous les élèves de 7ième année avaient un portable. J’ai tout simplement été impressionné.

    Au Centre d’apprentissage du Haut-Madawaska, nous avons développé un excellent réseau d’élèves-experts et les enseignants utilisent la technologie en salle de classe. Par contre nous n’avons pas les mêmes moyens que les écoles que j’ai visitées au Maine. J’ai vu des élèves travailler en équipe qui s’échangeaient littéralement des portables, qui se corrigeaient et qui produisaient des travaux qui selon eux étaient de bien meilleure qualité qu’auparavant. Je me rappellerai toujours les commentaires d’un enseignant près de la retraite qui m’avait dit que la venue des portables avait changé complètement sa façon d’enseigner. Au départ, bien que septique, cet enseignant a essayé de poser toutes sortes de questions à ses élèves. Il y en avait toujours un qui trouvait de l’information ou une réponse exacte sur le web ou avec leur encyclopédie intégrée. Tout d’un coup, le savoir n’était plus limité à un livre mais à des millions de sources.

    Certains diront qu’il existe beaucoup plus de sites anglophones que francophones. C’est vrai. C’est aussi le cas pour les manuels scolaires non ? Le problème de l’accessibilité en tout temps demeure je crois, le plus grand défi pour nos élèves. Je sais qu’avec le temps il sera possible de trouver des solutions. L’informatique est là pour rester. Attendre plus longtemps n’est pas rendre service aux élèves.

    Je lisais le « Telegraph Journal » hier et un correspondant David Lutz, citait Gary Sanger qui disait que « Les enfants ont besoin de bien meilleurs ordinateurs que les adultes. Ce qu’ils font avec les ordinateurs est bien plus complexe et demande plus de puissance que ce qu’on à l’habitude de faire au bureau ».p.D7
    Lutz croit aussi que ceux qui croient que les élèves n’ont pas besoin d’ordinateurs portables « ne pensent pas au futur et à leur meilleur intérêt ». Selon lui il n’y a pas eu de plus grand bouleversement dans nos vies que la venue des ordinateurs personnels et de l’internet.

    Bonne réflexion !!!

    Roberto Gauvin, directeur

    Par M. R. Gauvin à 10 h 03  |  2 commentaires  |  Pédagogie

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