La motivation à l’école
Quand je vois mes élèves arriver en 1re année, je vois que la plupart ont le goût et la motivation d'apprendre mais je me demandais pour quelles raisons et quand se faisait le déclic qui fait qu'on perd certains élèves en chemin. Était-ce un manque de motivation ou autre....
Cette semaine en furetant sur Internet j’ai trouvé un article de Jocelyne Gamache qui a attiré mon attention. On y parlait de la motivation à l’école et pourquoi certains jeunes sont-ils si peu motivés à l’école.
J’ai pensé faire un bref résumé des grandes lignes et vous offrir ce lien pour ceux qui désireraient en savoir plus. Cet article vaut la peine d’être lu.
Selon M. Roch Chouinard, professeur à la faculté d’Éducation de l’Université de Montréal: "L’école n’est pas qu’un lieu d’apprentissage; elle est aussi un lieu où l’on est évalué. Elle installe des miroirs autour de l’enfant et l’image qu’ils projettent peut être blessante et humiliante."
Il mentionne que certains élèves ayant peur de l’échec développent des attitudes et des comportements d’évitement pour ne pas être blessés. Ces comportements peuvent se développer à un très jeune âge mais d’une façon plus marquée à partir de la 3e année.
Voici quelques exemples d’attitudes et de comportements associés aux buts d’évitement.
- Éviter l’effort
- Esquiver l’aide
- Refuser de suivre les consignes
- Viser tout juste la note de passage
- Exprimer publiquement son désintérêt
- Rationaliser ses difficultés
- Adopter des comportements oppositionnels ou de repli sur soi
- S’absenter de l’école sans raison valable et décrocher
Encore selon M. Chouinard, il faut viser un modèle de motivation scolaire : "La perception de soi est un facteur déterminant de la motivation : si un jeune se sent capable d’effectuer une tâche, il pourra mettre en place ce qu’il faut pour accomplir sa tâche."
Pour se faire, on peut favoriser :
- Une collaboration école-famille
- Une saine gestion de classe
- Éviter d’associer les apprentissages scolaires et le matériel à des émotions négatives
- Démontrer de l’intérêt pour l’école
- Donner droit à l’erreur
- Éviter de comparer les enfants entre eux sur la base du rendement
Petite réflexion pour conclure ce billet: Un jour, j'ai entendu Annie Brocoli dire, lors d'une entrevue, qu'étant dyslexique, elle avait commencé à vivre des réussites seulement après son départ de l'école. Elle se sentait juger et étant consciente de son problème. Elle avait des barrières qui l'empêchaient de vivre pleinement des réussites ce qui était un facteur de démotivation.
Ce que je retiens de cet article est le fait que tous les élèves, en se regardant dans leur miroir, devraient être en mesure d'avoir une bonne perception d'eux-même pour être heureux et bien à l'école.
Publié par Brigitte Long le 25/10/05
Je suis bien d'accord avec toi brigitte. Par contre, le "système" fait en sorte que l'on est pris dans un cerle viscieux... L'évaluation est au coeur même de ce système qui fait en sorte que certains décrochent. Mais tout le monde veut une note, les enseignants, les élèves et les parents... Difficile de s'en sortir!
Publié par Gary Lee Kenny le 26/10/05
En lisant l'article de Jocelyne Gamache, une phrase en particulier me fait réagir. Les jeunes ont besoin de comprendre pourquoi ils font un apprentissage avant de s’engager dans la réalisation d’une tâche.
Mes élèves de 7e et 8e année ont souvent besoin de voir le lien ou l'utilité dans leur vie avant de s'engager dans un apprentissage.
Publié par D. michaud le 26/10/05
Tout à fait en accord avec ton billet. Les pistes que tu donnes sont appropriées. Nous avons le pouvoir de modifier nos actions afin de favoriser un meilleur estime de soi chez les élèves.
Publié par N. Magoon le 31/10/05
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